Hergé et les BD publicitaires

Entre 1928 et 1932, avant que Hergé ne devienne célèbre pour son travail sur la bande dessinée Tintin, le talentueux illustrateur se met au service de la publicité. En 1930, il crée “Atelier Hergé”, un petit studio d’art donc l’activité est entièrement consacrée à la création publicitaire. Il réalisera notamment des bandes dessinées publicitaires comme “Les mésaventures de Jef Debahker” pour les briquettes Union en 1930, ou encore “Cet aimable Mops” pour le Bon Marché en 1931.Herge-Cet-Aimable-Monsieur-Mops

Il imaginera, en 1932, les aventures d’Antoine, Antoinette, Plouf et Dropsy pour les bonbons au miel des confiseries Antoine.

Mais lorsque Hergé sort son cinquième tome des aventures de Tintin, “Le lotus bleu” en 1934, celui-ci connait un incroyable succès, rendant Tintin célèbre dans le monde entier. C’est à ce moment là que la publicité va commencer à s’intéresser à Tintin et aux autres personnages dessinés par Hergé. En 1950, sont créés les Studios Hergés, dédiés à la création de campagnes publicitaires mettant en scène Tintin et ses amis.

Tintin fera donc la publicité de nombreux produits : la 2CV, du fromage, Eurosignal, VIM, Greenpeace, Esso, BP, la Croix Rouge, des cigares, etc… Dans les années 60, Tintin deviendra même une marque avec la boisson Tintin Orange.

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Comment expliquer un tel succès pour notre reporter préféré ? De l’univers de Tintin, nous retenons quatre forces qui en font un tel succès en matière de marketing.

Tout d’abord, Tintin établit un lien avec le public car les personnages présents dans son univers sont très représentatifs de la société humaine ce qui fait qu’on s’identifie facilement aux personnages.

La deuxième force des ces publicités sont leur simplicité. Pourquoi faire compliqué lorsqu’on peut faire simple ? Hergé a donné à sa bande dessinée un style naturel sans artifice mais qui plait au public.

Hergé avait aussi le sens du détail, ingrédient secret qui donne de la crédibilité au récit et le rend plus vivant.

Enfin, Hergé était maître dans l’art de raconter des histoires. Or, l’art du marketing, c’est le storytelling. Les histoires de Tintin sont faciles à comprendre et se fondent sur trois fondamentaux : le mystère, le voyage, le climax et sa conclusion.

Allibert2

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